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Par année

3 juin 2010
Critique 757-758 : Vivement Paris !
Philosophie 106 : L'Individu

6 mai 2010
Critique n° 756

1er avril 2010
Critique n° 755 : Chemins de la liberté
Catalogue 2010

Le 4 mars 2010
Christian Oster, Dans la cathédrale
Critique n° 754 : Le pragmatisme et ses doubles : autour des frères James
Philosophie n° 105

Le 18 février 2010
Clément Rosset, Tropiques. Cinq conférences mexicaines

Le 4 février 2010
Critique n° 752-753 : Du style !

Le 14 janvier 2010
Éric Chevillard, Choir

Le 7 janvier 2010
Christian Gailly, Lily et Braine
Christian Gailly, Les Évadés (Collection « double »)
Critique n° 751
Philosohie n° 104
 

Philosophie
Philosophie n° 105

Revue Philosophie
Philosophie n° 105

2010
96 p.
10 €
ISBN : 9782707321169
EAN13 : 9782707321169



Présentation

Ce numéro s'ouvre par la traduction d'un extrait de cours sur Platon, « La théorie des Idées », prononcé par Emil Lask à l’Université de Heidelberg durant le semestre d’hiver 1911-12 et publié à titre posthume en 1924 dans ses Œuvres complètes. Cherchant en Platon la source d’une forme d’objectivisme logique ou axiologique qui contraste avec le prétendu « subjectivisme » de Kant et Natorp, Lask entreprend d’y relire les principaux concepts-clés de la théorie platonicienne dans la perspective de la philosophie des valeurs propre à l’école néo-kantienne de Bade. Publié à la suite du texte de Natorp sur Platon, l’extrait ici traduit constitue un nouvel exemple d'interprétation néo-kantienne de l’idéalisme platonicien - interprétation contre laquelle s'est construite celle de Heidegger.
Dans le sillage de Roman Ingarden, l’idéalisme phénoménologique de Husserl est fréquemment associé à la thèse selon laquelle l’existence est équivalente à la perceptibilité. S’employant, dans « Intentionnalité, idéalité, idéalisme », à réfuter cette interprétation, dont il montre les faiblesses tant historiques que conceptuelles, Denis Seron en propose une nouvelle définition : l’idéalisme est une théorie non relationnelle de l’intentionnalité. Après avoir tracé les grandes lignes et tiré les conséquences philosophiques de cette théorie, il en rappelle les sources brentaniennes et en révèle quelques enjeux polémiques.
Dans « Mort et vérité : le problème de la certitude », Cristian Ciocan interroge la relation entre la vérité et le phénomène de la mort, telle qu’elle est déployée dans l’analytique heideggérienne du Dasein. Il montre que cette relation n'est concevable que si ses termes sont arrachés à leur signification habituelle : la mort n’est pas le point terminal de l’existence, mais le noyau qui son authenticité possible ; et la vérité n’est pas un caractère essentiel de l’énoncé, mais le  phénomène fondamental de l’existence facticielle. En définitive, c’est sur le problème de la certitude que se focalise cette relation : la certitude existentielle du moribundus sum étant plus originaire que la certitude théorique du cogito cartésien, le Dasein n'est plus subjectivité pensante, mais se redéfinit comme mortel ou capable de la mort.
Enfin, dans « L'énigme de l'attribution d'expériences », Alexandre Billon propose une énigme analogue à celle de Goodman, qui concerne la confirmation, non des hypothèses inductives, mais des attributions d’expériences à autrui (dou-sir et plai-leur, au lieu de v-leu et bl-ert) ; il montre que l’exigence d’une justification (même minimale) est dans ce cas plus pressante et plus difficile à satisfaire. La possibilité d’une solution implique une thèse radicale : les données environnementales et comportementales que l’on peut obtenir sur autrui doivent permettre d’être certain qu’il a telle ou telle expérience. En mettant en avant une conception naturaliste de la croyance et de la certitude, il tâche de démontrer la plausibilité de ces thèses, avant d'en tirer les conséquences épistémologiques et ontologiques.
D. P.

Sommaire

EMIL LASK
La théorie des Idées
Traduit et présenté par Arnaud Dewalque

DENIS SERON
Intentionnalité, idéalité, idéalisme

CRISTIAN CIOCAN
Mort et vérité :
Heidegger et le problème de la certitude

ALEXANDRE BILLON
« Dousir » et « plaileur »
L'énigme de l'attribution d’expériences

 Notes de lecture

En savoir plus...

Samuel Beckett,
Fin de partie

Eric Chevillard
Robert Linhart
Laurent Mauvignier
Christian Oster
Alain Robbet-Grillet,
Les Gommes
La Jalousie
Critique 651-52 : Alain Robbe-Grillet
Claude Simon
La Route des Flandres
Jean-Philippe Toussaint
La Mélancolie de Zidane
Antoine Volodine

Le 2 septembre 2010
Critique, n° 759-760 : À quoi pense l’art contemporain ?

Le 9 septembre 2010
Yves Ravey, Enlèvement avec rançon
Philosophie n° 107

Le 16 septembre 2010
Antoine Volodine, Le Port intérieur
Bernard-Marie Koltès, Une part de ma vie Entretiens 1983-1989

Le 23 septembre 2010
Jean Echenoz, Des éclairs
Jean Echenoz, Nous trois

Le 7 octobre
Eugène Savitzkaya, Marin mon cœur

Le 14 octobre
Pierre Bayard, Et si les œuvres changeaient d'auteur ?
Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville
Georges Didi-Huberman, Remontages du temps subi - LŒil de l'histoire 2
Critique n° 761

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