recherche catalogue
 

Toutes les parutions de l'année en cours


Par année

3 juin 2010
Critique 757-758 : Vivement Paris !
Philosophie 106 : L'Individu

6 mai 2010
Critique n° 756

1er avril 2010
Critique n° 755 : Chemins de la liberté
Catalogue 2010

Le 4 mars 2010
Christian Oster, Dans la cathédrale
Critique n° 754 : Le pragmatisme et ses doubles : autour des frères James
Philosophie n° 105

Le 18 février 2010
Clément Rosset, Tropiques. Cinq conférences mexicaines

Le 4 février 2010
Critique n° 752-753 : Du style !

Le 14 janvier 2010
Éric Chevillard, Choir

Le 7 janvier 2010
Christian Gailly, Lily et Braine
Christian Gailly, Les Évadés (Collection « double »)
Critique n° 751
Philosohie n° 104
 

« Double »
Les Évadés 

Christian Gailly
Les Évadés 

2010
240 p.
8 €
ISBN : 9782707321091
EAN13 : 9782707321091

* Première publication aux Éditions de Minuit en 1997.

Le jeune Jérémie Tod ressemble trop à son père. On va le lui faire payer. En pleine rue, on le fait battre par un policier. Un homme, Théo Panol, intervient. Maladroit, il tue le policier. Il est arrêté, jugé et condamné : trente ans de réclusion. Ses amis décident de le faire évader. Les chances de réussite sont à peu près nulles. Ils vont quand même essayer.

Les premières pages

 

La revue de presse

Éric Reinhardt, Les Inrockuptibles

Les Évadés est un inextricable entrecroisement d'histoires d'amour, histoires d'amour présentes et passées, d'histoires d'amour agonisantes et larvées, d'histoires d'amour réelles et chimériques, les personnages étant liés sans exception par des liens sentimentaux aussi vifs qu'incertains. Nous pourrions dire tout simplement que Christian Gailly, avec ce roman, enferme dans l'espace clos d'une petite ville une communauté d'individus sans illusion, qu'il les suit chacun avec la même attention, la même acuité, la même cruauté, et qu il les anime comme un marionnettiste. Les Évadés est un roman très romanesque, en CinémaScope et en Technicolor, aux résonances de série B.
Mais Les Évadés est peut-être aussi une parabole sur la solidarité, sur la beauté du sentiment collectif. La même idée germera en effet au même instant dans la tête des principaux personnages, dans une sorte de télépathie et d'illumination générale : faire évader Théo Panol. La scène est belle, elle fait penser à ces films de Lubitsch ou de Capra où les opprimés réunissent leurs petites forces et leurs grands sentiments pour partir à l'assaut des oppresseurs et des salauds, et le souffle qui traverse le dernier quart du livre est aussi riche et inventif qu'il est salutaire : il vient à point nommé pour nous rappeler, en ces temps d'individualisme et de cloisonnement, que la beauté du soulèvement collectif n'a pas d'égal - dût-il se terminer dans le sang.

Christine Ferniot, Télérama, 10 mars 2010

L'Histoire commence dans une voiture de cinéma : une Ford noire au moteur silencieux. Comme dans un polar, il y aura des rencontres improbables, un meurtre, une condamnation, une tentative d'évasion. Mais, à la parodie, Christian Gailly accroche une histoire de solidarité entre des personnages qui décident de sauver la tête d'un homme. Qu'importe la réussite ou l'échec de l'entreprise, seule compte la volonté d'agir ensemble ! Gailly accélère, se gare sur la bande d'arrêt d'urgence, redémarre et on reste à ses côtés, définitivement séduits.

En savoir plus...

Samuel Beckett,
Fin de partie

Eric Chevillard
Robert Linhart
Laurent Mauvignier
Christian Oster
Alain Robbet-Grillet,
Les Gommes
La Jalousie
Critique 651-52 : Alain Robbe-Grillet
Claude Simon
La Route des Flandres
Jean-Philippe Toussaint
La Mélancolie de Zidane
Antoine Volodine

Le 2 septembre 2010
Critique, n° 759-760 : À quoi pense l’art contemporain ?

Le 9 septembre 2010
Yves Ravey, Enlèvement avec rançon
Philosophie n° 107

Le 16 septembre 2010
Antoine Volodine, Le Port intérieur
Bernard-Marie Koltès, Une part de ma vie Entretiens 1983-1989

Le 23 septembre 2010
Jean Echenoz, Des éclairs
Jean Echenoz, Nous trois

Le 7 octobre
Eugène Savitzkaya, Marin mon cœur

Le 14 octobre
Pierre Bayard, Et si les œuvres changeaient d'auteur ?
Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville
Georges Didi-Huberman, Remontages du temps subi - LŒil de l'histoire 2
Critique n° 761

© Les Éditions de Minuit
Site édité avec le concours du Centre national du livre
www.culture.fr/