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Par année

3 juin 2010
Critique 757-758 : Vivement Paris !
Philosophie 106 : L'Individu

6 mai 2010
Critique n° 756

1er avril 2010
Critique n° 755 : Chemins de la liberté
Catalogue 2010

Le 4 mars 2010
Christian Oster, Dans la cathédrale
Critique n° 754 : Le pragmatisme et ses doubles : autour des frères James
Philosophie n° 105

Le 18 février 2010
Clément Rosset, Tropiques. Cinq conférences mexicaines

Le 4 février 2010
Critique n° 752-753 : Du style !

Le 14 janvier 2010
Éric Chevillard, Choir

Le 7 janvier 2010
Christian Gailly, Lily et Braine
Christian Gailly, Les Évadés (Collection « double »)
Critique n° 751
Philosohie n° 104
 

Philosophie
Philosophie n° 98 : Claude Lévi-Strauss

Revue Philosophie
Philosophie n° 98 : Claude Lévi-Strauss

2008
96 p.
10 €
ISBN : 9782707320445
EAN13 : 9782707320445



Présentation

Ce numéro, entièrement consacré à Lévi-Strauss, s'ouvre sur un entretien avec Ph. Descola, qui occupe actuellement sa chaire au Collège de France. Tout en répondant à des questions diverses, il explique sa fidélité fondamentale à l'héritage structuraliste de Lévi-Strauss - à sa méthode plutôt qu"à l'ensemble de ses positions philosophiques. Mais surtout, il nous invite à un nouvel effort d’excentration, afin d'accéder à la compréhension de modèles ontologiques qui se sont développés à l’extérieur de notre culture, ou dans notre tradition, et qui ont conféré aux non-humains (appellation qui déborde ce que nous nommons nature) un statut de pensée très éloigné de celui que leur attribue notre dualisme.
Dans « La condition symbolique », P. Maniglier conteste le bien-fondé du reproche souvent adressé à l’anthropologique symbolique : son déni de la politique, et sa réduction des violences sociales à des contraintes grammaticales. Il montre au contraire que c’est pour la même raison que l’homme est un animal symbolique et un animal politique. Si tout système symbolique implique un espace fini de possibilités déterminées différentiellement, leur systématicité suppose une possibilité surnuméraire qui ne peut être actualisée que par un « acte ». Que le sujet ne soit pas maître de ses signes, cela ne signifie pas que la liberté soit illusoire, mais qu’elle est réelle, car inhérente à ces réalités singulières que sont les signes, et aux opérations qui les font advenir : liberté objective, consistant à faire advenir les possibilités du monde plutôt qu’à y réaliser ses idéaux, mais liberté finie, celle d’un déplacement d’une limitation des possibles à une autre. Ainsi l’anthropologie apparaît pour ce qu’elle n’a jamais cessé d’être : une science morale.
Dans « Lévi-Strauss et le dépassement du modèle linguistique », J. Benoist remet en question la thèse courante selon laquelle le structuralisme serait avant tout une doctrine du sens. Il revient aux textes fondateurs de l'auteur pour établir que, dans la perspective structuraliste, le sens est bien plutôt ce qui doit faire l’objet d’une réduction, et être dévoilé comme fondé dans des processus dépourvus de signification. Commençant par retenir du point de vue saussurien l’idée que le sens résulte de la combinaison ordonnée d’éléments dépourvus de signification, Lévi-Strauss en vient à soutenir que même les éléments pourvus de sens, dans leurs modes de combinaison, peuvent et doivent se comporter comme ces éléments de bases dépourvus de sens.
Enfin, G. Salmon part de la pensée symbolique, définie par Lévi-Strauss comme science du concret, pour en élucider la distinction avec la pensée scientifique : alors que les sciences construisent leurs taxinomies en sélectionnant un nombre restreint de critères homogènes, mythes et classifications symboliques articulent par homologie des niveaux taxinomiques non-congruents. D'où les « incongruités de la pensée symbolique » : glissements et courts-circuits analogues aux mécanismes des traits d'esprit mis en évidence par Freud, ainsi qu'aux procédés propres à l'art de la mémoire – dont l'analyse jette une lumière nouvelle sur l'activité synthétique propre à la pensée symbolique.

D. P.

Sommaire

Claude Lévi-Strauss :
langage, signes, symbolisme, nature
MARCEL HÉNAFF
Présentation
PHILIPPE DESCOLA
Sur Lévi-Strauss, le structuralisme et l’anthropologie de la nature (Entretien avec Marcel Hénaff)
PATRICE MANIGLIER
La condition symbolique
JOCELYN BENOIST
Le « dernier pas » du structuralisme : Lévi-Strauss et le dépassement du modèle linguistique
GILDAS SALMON
Les incongruités de la pensée symbolique
Notes de lecture

En savoir plus...

Samuel Beckett,
Fin de partie

Eric Chevillard
Robert Linhart
Laurent Mauvignier
Christian Oster
Alain Robbet-Grillet,
Les Gommes
La Jalousie
Critique 651-52 : Alain Robbe-Grillet
Claude Simon
La Route des Flandres
Jean-Philippe Toussaint
La Mélancolie de Zidane
Antoine Volodine

Le 2 septembre 2010
Critique, n° 759-760 : À quoi pense l’art contemporain ?

Le 9 septembre 2010
Yves Ravey, Enlèvement avec rançon
Philosophie n° 107

Le 16 septembre 2010
Antoine Volodine, Le Port intérieur
Bernard-Marie Koltès, Une part de ma vie Entretiens 1983-1989

Le 23 septembre 2010
Jean Echenoz, Des éclairs
Jean Echenoz, Nous trois

Le 7 octobre
Eugène Savitzkaya, Marin mon cœur

Le 14 octobre
Pierre Bayard, Et si les œuvres changeaient d'auteur ?
Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville
Georges Didi-Huberman, Remontages du temps subi - LŒil de l'histoire 2
Critique n° 761

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