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Le 2 septembre 2010
Critique, n° 759-760 : À quoi pense l’art contemporain ?

3 juin 2010
Critique 757-758 : Vivement Paris !
Philosophie 106 : L'Individu

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Critique n° 756

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Christian Oster, Dans la cathédrale
Critique n° 754 : Le pragmatisme et ses doubles : autour des frères James
Philosophie n° 105

Le 18 février 2010
Clément Rosset, Tropiques. Cinq conférences mexicaines

Le 4 février 2010
Critique n° 752-753 : Du style !

Le 14 janvier 2010
Éric Chevillard, Choir

Le 7 janvier 2010
Christian Gailly, Lily et Braine
Christian Gailly, Les Évadés (Collection « double »)
Critique n° 751
Philosohie n° 104
 

Philosophie


Revue Philosophie
Philosophie n° 88 : Le témoignage

2006
160 p.
12,50 €
ISBN : 2.7073.1948.1
EAN13 : 9782707319487



Présentation

LE TEMOIGNAGE : PERSPECTIVES ANALYTIQUES, BIBLIQUES ET ONTOLOGIQUES

Ce numéro, consacré au thème du témoignage, se découpe en deux volets relevant de deux traditions de pensée fort distinctes.
Adoptant une perspective analytique, le premier versant est centré sur la question de la validité épistémique de la connaissance testimoniale. Un témoignage étant un contenu d'information transmis d'un sujet à un autre par quelque médiation, la théorie classique examine sa validité au même titre que celle d'une croyance quelconque, s'interrogeant sur les preuves qui en étayent la fiabilité. Selon la conception réductionniste de Hume, la fiabilité d'un témoignage repose sur la possibilité de régresser le long de la chaîne des transmissions jusqu'à une source d'expérience directe à laquelle elle emprunte sa validité ; selon la conception fiabiliste de Reid, les témoignages sont en général corrects, et fondés sur des mécanismes fiables dont nous sommes pourvus par nature. R. Pouivet analyse le principe de crédulité de Reid - selon lequel nous sommes disposés à croire nos semblables - pour en interroger les fondements, qui se trouveraient dans les vertus intellectuelles des personnes auxquelles nous accordons créance. S'interrogeant sur les conditions de transmissibilité d'un contenu de savoir, S. Chauvier distingue la connaissance testimoniale, parasitée par la foi, de la connaissance par ouï-dire, qui permet davantage d'évaluer la validité épistémique de sa source. G. Origgi éclaire la question par l'épistémologie sociale - qui décrit l'influence des structures sociales de la transmission des savoirs sur leur diffusion intersubjective, et précise les conditions de légitimité de la créance accordée à autrui -, montrant comment une " confiance primitive " précède toute croyance et toute connaissance. Enfin, P. Engel relativise l'opposition entre la conception humienne et les conceptions fiabilistes, en arguant que la confiance accordée aux témoins repose en général sur la confirmation des données dont ils disposent.
Si ces analyses entendent le témoignage comme connaissance et privilégient la figure du sujet récepteur, les suivantes partent de la signification néo-testamentaire du témoignage qui, centrée sur la nature de l'objet du témoignage, comprend le témoin à partir de celui-ci et, privilégiant la figure du témoin par rapport à celle du récepteur, ne réduit pas le premier au seul sujet connaissant et n'envisage pas le témoignage comme une connaissance problématique. Il s'agit moins de savoir pourquoi un témoignage est valable, que de savoir de quoi il peut y avoir témoignage et ce qu'implique l'acte de témoigner pour l'existence du témoin. À la demande de la rédaction, J.-L. Chrétien a dégagé quelques propositions fondamentales sur le concept chrétien de témoignage, partant de l'accusation adressée au Christ - selon laquelle il ne fait que se rendre témoignage à lui-même - pour montrer en quoi cette auto-attestation ne souffre d'aucun cercle vicieux, mais implique l'infériorité foncière du témoin vis-à-vis de ce dont il témoigne, la structure trinitaire et générative du témoignage et la possibilité de renaissance spirituelle. Prolongeant ces analyses à partir de Hegel, Nabert, Levinas et Husserl, J.-L. Vieillard-Baron, S. Robilliard, R. Calin et E. Housset interrogent le rapport entre finitude de l'homme et infinité de l'objet testimonial, montrant comment c'est précisément l'ouverture de l'homme à cette infinité qui ouvre à une nouvelle compréhension de son essence.
D. P.

Sommaire

I. PERSPECTIVES ANALYTIQUES : L'ÉPISTéMOLOGIE DU TÉMOIGNAGE

ROGER POUIVET, L'épistémologie du témoignage et les vertus
STÉPHANE CHAUVIER, Le savoir du témoin est-il transmissible ?
GLORIA ORIGGI, Peut-on être anti-réductionniste à propos du témoignage ?
PASCAL ENGEL, Faut-il croire ce qu'on nous dit ?

II. PERSPECTIVES BIBLIQUES ET ONTOLOGIQUES : TÉMOIGNER DE L'INFINI

JEAN-LOUIS CHRÉTIEN, Neuf propositions sur le concept chrétien de témoignage
JEAN-LOUIS VIEILLARD-BARON, Hegel et le témoignage de l'Esprit
STÉPHANE ROBILLIARD, Témoignage et attestation
RODOLPHE CALIN, Levinas et le témoignage pur
EMMANUEL HOUSSET, L'objet du témoignage

 

La revue de presse

Patrick Kéchichian, Le Monde des livres, vendredi 17 février 2006

Hasard ou convergence, l'autre revue des Editions de Minuit, Philosophie, consacre un numéro au « témoignage » [cf. Critique, « Dieu », janvier-février 2006, n°704-705]. Pascal Engel et Emmanuel Housset ont choisi, avec pertinence, de diviser le cahier en deux parties, « Perspectives analytiques : l"épistémologie du témoignage » et « Perspectives bibliques : témoigner de l’infini ».
Cette deuxième section complète, selon l’une de ses lignes de force, le témoignage, la question posée de toutes les manières par les auteurs de Critique. Hegel (Jean-Louis Vieillard-Barron), Levinas (Rodolphe Calin) et Jean Nabert (Stéphane Robillard) sont convoqués. Jean-Louis Chrétien et Emmanuel Housset s’interrogent respectivement sur le concept et l’objet du témoignage. Le premier, constatant la fréquence, dans le Nouveau Testament, des termes grecs signifiant « témoin », « témoignage » ou « témoigner », avance ainsi neuf propositions destinées à présenter « les déterminations les plus saillantes de ce concept, en mettant avant tout l’accent sur ce qui le distingue du concept vulgaire, c’est-à-dire essentiellement juridique »

En savoir plus...

Samuel Beckett,
Fin de partie

Alain Robbet-Grillet,
Les Gommes
La Jalousie
Critique 651-52 : Alain Robbe-Grillet
Claude Simon
La Route des Flandres
Antoine Volodine

Le 9 septembre 2010
Yves Ravey, Enlèvement avec rançon
Philosophie n° 107

Le 16 septembre 2010
Antoine Volodine, Le Port intérieur
Bernard-Marie Koltès, Une part de ma vie Entretiens 1983-1989

Le 23 septembre 2010
Jean Echenoz, Des éclairs
Jean Echenoz, Nous trois

Le 7 octobre
Eugène Savitzkaya, Marin mon cœur

Le 14 octobre
Pierre Bayard, Et si les œuvres changeaient d'auteur ?
Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville
Georges Didi-Huberman, Remontages du temps subi - LŒil de l'histoire 2
Critique n° 761

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