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3 juin 2010
Critique 757-758 : Vivement Paris !
Philosophie 106 : L'Individu

6 mai 2010
Critique n° 756

1er avril 2010
Critique n° 755 : Chemins de la liberté
Catalogue 2010

Le 4 mars 2010
Christian Oster, Dans la cathédrale
Critique n° 754 : Le pragmatisme et ses doubles : autour des frères James
Philosophie n° 105

Le 18 février 2010
Clément Rosset, Tropiques. Cinq conférences mexicaines

Le 4 février 2010
Critique n° 752-753 : Du style !

Le 14 janvier 2010
Éric Chevillard, Choir

Le 7 janvier 2010
Christian Gailly, Lily et Braine
Christian Gailly, Les Évadés (Collection « double »)
Critique n° 751
Philosohie n° 104
 

Essais / Hors collections
Génie du non-lieu

Georges Didi-Huberman
Génie du non-lieu
Air, poussière, empreinte, hantise
(Claude Parmiggiani)

2001
Série « Fable du lieu », 144 pages
13 €
ISBN : 2707317373
EAN13 : 9782707317377



Le genre de lieux qu’invente Claudio Parmiggiani dans la série d’œuvres intitulée Delocazione passe d’abord par un travail avec le souffle : c’est une lourde fumée qui exhale et dépose sa suite, sa cendre, sa poussière de combustion, créant ici toutes les formes à voir. Le résultat : une immense grisaille, un lieu pour l’ascèse de la couleur, l’absence des objets, le mouvement imprévisible des volutes, le règne des ombres, le silence d’une nature morte obsidionale. L’air devient le médium essentiel de cette œuvre, il s’éprouve comme une haleine expirée des murs eux-mêmes. Il devient le porte-empreinte de toute image.
Impossible, dès lors, de ne pas interroger ce souffle – qui détruit l’espace familier autant qu’il produit le lieu de l’œuvre – à l’aune d’une mémoire où l’histoire de la peinture rencontrera les fantômes d’Hiroshima. Cet air mouvant, densifié, tactile, exhale d’abord du temps : des survivances, des hantises. Le résultat est un genre inédit de l’inquiétante étrangeté. Et c’est dans la poussière que nous aurons à le découvrir.
 
* Claudio Parmiggiani est l’un des artiste contemporains majeurs en Italie. L’ensemble d’œuvres analysées dans ce livre, intitulées Delocazione (“ déplacement ”, “ mise en non-lieu ”) se base sur un procédé simple : disposer des éléments – tableaux, objets – dans une pièce, puis faire un feu de pneus dont la fumée grasse se dépose partout. Lorsque les objets sont ôtés, l’œuvre apparaît comme une empreinte de poussière ou de cendre. Ce sont tous ces thèmes qui seront analysés dans le livre.

‑‑‑‑‑ Table des matières ‑‑‑‑‑

Maison brûlée (murs, flammes, cendres)
Enfance de l’art et retour des fantômes. Le premier atelier : une maison rouge dans le brouillard. La maison brûle, le brouillard demeure, le rouge se déplace. Deuil et sens du contraste. Image : le feu survivant sous la cendre. Première Delocazione. Le motif de l’échelle et l’éclair d’Hiroshima.

Espace soufflé

Dimension critique de Delocazione. Heuristique du lieu et critique de la peinture. Heuristique du temps et position anachronique. Heuristique du sens et thématique de l’absence. Où l’interprétation diverge des positions de l’artiste. Les deux sens du verbe « souffler ».

Élevage de poussière

L’empreinte n’est pas absence. Trace et cendre : la poussière réfute le néant. Contre la métaphysique, la physique de la poussière.

Nature morte en grisaille

La poussière comme pigment. Grisaille et référence picturale. La question de la sculpture. La question de la lumière.

Empreintes d’ombre

L’ombre selon Parmiggiani : une notion générale et générative. Ombre et empreinte dans leur sens anthropologique. Sous-exposer jusqu’à enterrer.

Maison hantée (cendres, air, murs)

Delocazione comme expérience sensorielle-temporelle. L’empathie selon Parmiggiani : toute chose nous regarde. Rêve du lieu et lieu du rêve. Hantise et atmosphère.

En savoir plus...

Samuel Beckett,
Fin de partie

Eric Chevillard
Robert Linhart
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Christian Oster
Alain Robbet-Grillet,
Les Gommes
La Jalousie
Critique 651-52 : Alain Robbe-Grillet
Claude Simon
La Route des Flandres
Jean-Philippe Toussaint
La Mélancolie de Zidane
Antoine Volodine

Le 2 septembre 2010
Critique, n° 759-760 : À quoi pense l’art contemporain ?

Le 9 septembre 2010
Yves Ravey, Enlèvement avec rançon
Philosophie n° 107

Le 16 septembre 2010
Antoine Volodine, Le Port intérieur
Bernard-Marie Koltès, Une part de ma vie Entretiens 1983-1989

Le 23 septembre 2010
Jean Echenoz, Des éclairs
Jean Echenoz, Nous trois

Le 7 octobre
Eugène Savitzkaya, Marin mon cœur

Le 14 octobre
Pierre Bayard, Et si les œuvres changeaient d'auteur ?
Pierre Bayard, L’Affaire du chien des Baskerville
Georges Didi-Huberman, Remontages du temps subi - LŒil de l'histoire 2
Critique n° 761

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