Toutes les parutions de l'année en cours
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Le 14 janvier 2010 Éric Chevillard, Choir
Le 7 janvier 2010 Christian Gailly, Lily et Braine Christian Gailly, Les Évadés (Collection « double ») Critique n° 751 Philosohie n° 104
Le 12 novembre Critique n° 750
Le 15 octobre Critique n° 749 : Michel Foucault : de Kant à Soi
Le 8 octobre Yves Ravey, Cutter Heiner Müller, Philoctète Georges Didi-Huberman, Survivance des lucioles
Le 1er octobre Christian Gailly, L'Incident/double
Le 17 septembre Jean-Philippe Toussaint, La Vérité sur Marie Jean-Philippe Toussaint, Faire l'amour/double Jean-Philippe Toussaint, Fuir/double
Le 10 septembre Philosophie n° 103
Le 3 septembre Laurent Mauvignier, Des hommes Laurent Mauvignier, Dans la foule/double Marie NDiaye, Rosie Carpe/double Critique n° 747-748 : Libérer les animaux
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Pierre Bayard
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Le Hors-sujet
Proust et la digression
1996
Collection « Paradoxe », 192 pages
14,94 €
ISBN : 2.7073.1577.X
EAN13 : 9782707315779
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Proust est trop long. Tirant les conséquences de cette constatation qui décourage de nombreux lecteurs potentiels, ce livre se propose de réduire la Recherche en supprimant les digressions. Un tel projet implique, comme préalable, de réfléchir sur la figure de la digression, injustement méconnue par la rhétorique. Toute une série de questions se posent alors, portant sur l’essence même de la littérature. Quand, par exemple, peut-on dire d’un texte qu’il est trop long ? Existe-t-il des passages inutiles ? Comment passe-t-on d’une idée à l’autre ? Et surtout, au point de rencontre entre la littérature et la psychanalyse – qui donnent à la notion de sujet une acceptation différente –, que signifie être hors sujet ? ‑‑‑‑‑ Table des matières ‑‑‑‑‑ Chapitre premier : Longueurs – Chapitre II : Le rapport – Chapitre III : Proust et la narration – Chapitre IV : Liens I : Les digressions de contiguïté – Chapitre V : Liens II : Les digressions de ressemblance – Chapitre VI : La fonction – Chapitre VII : Entre les textes – Chapitre VIII : Un amour de Swann – Chapitre IX : Pour une rhétorique mouvante – Chapitre X : Mobile I : Bords – Chapitre XI : Mobile II : Envers – Chapitre XII : Mobile III : Vide – Chapitre XIII : Proust et Freud – Table des digressions
La revue de presse
Lire l'article de Catherine Clément (Magazine littéraire, février 2004) consacré à l’œuvre de Pierre Bayard. Roland Jaccard (Le Monde, 1996) « Nous étions partis d’une question simple faut-il couper Proust, dont les digressions alourdiraient le texte sans rien lui apporter de décisif ? Et nous arrivons avec Pierre Bayard a la conclusion que la Recherche est composée de telle manière qu’il n’a que des digressions et qu’il est impossible de dire où, sans que la digression ne se résolve et que l’énoncé qui la désignait ne soit déjà devenu faux : le texte, tout comme celui qui le lit, n’arrête pas de se transformer, et cette série indéfinie de mésententes et de rencontres subjectives est, selon l’expression de Bayard, “ la forme même de l’inconscient au travail ”. Rarement un essai n’aura pointé aussi précisément la singularité du génie proustien et montré qu’il ne racontait pas une histoire, même pas celle d’un petit snob qui aspirait à devenir un grand écrivain, mais qu’il élaborait, en même temps que Freud, mais avec des armes plus littéraires, donc plus redoutables, une véritable théorie psychologique, dotée d’une forte cohérence, exposée a de nombreuses reprises, mise en pratique dans l’histoire même du narrateur et surtout rejouée dans la forme du texte. Jusqu’a ce livre de Pierre Bayard, nous étions accoutumés de penser Proust avec Freud ; il faudra dorénavant apprendre a penser Proust contre Freud. »
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